La Suisse déclare la guerre à la contrefaçon et au piratage
Conséquences du piratage de musiques et de films
Depuis l'adoption de la loi sur le droit d'auteur, les techniques de piratage d'oeuvres musicales et cinématographiques ont évolué de manière significative. Les technologies modernes ont non seulement permis de remplacer l'enregistrement analogique par l'enregistrement numérique, mais aussi simplifié les possiblités techniques de copies, les mettant à la portée de tous. Ainsi, le piratage d'oeuvres musicales et cinématographiques est devenue un fléau qui occasionne des pertes énormes à l'industrie du divertissement. Mais celle-ci n'est pas la seule perdante; il en va de même pour les artistes, les collectivités publiques, les consommateurs voire pour les faussaires eux-mêmes.
Les faussaires
Ceux qui pillent les droits d'auteurs risquent la prison jusqu'à cinq ans et une peine pécuniaire pouvant atteindre plus d'un million de francs. Par ailleurs, leurs instruments et outillage destinés à la fabrication de fausses copies sont confisqués.
Rappelons que le télé déchargement (upload) d'oeuvres musicales ou cinématographiques sur Internet est considéré comme production de faux et donc aussi punissable au regard de la loi.
Les producteurs
Les pertes financières consécutives au priatage sont énormes pour l'industrie de divertissment. Profitant des actions de promotion financées par les producteurs pour lancer une oeuvre, les faussaires se concentrent principalement sur des oeuvres à succès.
Il est impossible de chiffrer ces pertes. Cependant, alors qu'il est prouvé que les gens écoutent de plus en plus de musiques, l'industrie de la musiques a perdu, ces dix dernières années, 50% de son chiffre d'affaires.
Les artistes
L'artiste vit des droits d'auteurs qu'il perçoit. C'est là son gange-pain principal. Comme par définition sur des produits contrefaits il n'y a pas de droit d'auteur, les artistes sont totalement spoliés.
La collectivité publique
La contrefaçon affecte aussi indirectement la collectivité publique. La culture gratuite n'existe pas. Pour pouvoir maintenir un certain niveau culturel, la collectivité publique devra financier par des deniers publics les artistes spoliés par les faussaire pour leur permettre de continuer à créer.
A cela s'ajoute les pertes de la TVA et des contributions sociales dont les faussaires font l'économie.
Les consommateurs
Les nouvelles technologies offrent beaucoup d'avantages aux consommateurs, en leur facilitant la vie et, en principe, en engendrant une baisse de prix. Toutefois, pour pouvoir continuer à profiter de ces avantages, le consommateur doit accepter de payer le prix de ce qu'il consomme, sinon, à la longue, il n'y aura plus d'offre.
Les nouveaux modèles commerciaux déjà développés ou en voie de l'être permettent aux consommateurs d'apprécier les oeuvres artistiques, souvent à moindre prix, tout en honorant les auteurs.
Enfin, le consommateur doit garder à l'esprit qu'en télé déchargeant des oeuvres musicales ou cinématographiques sur Internet, il deviendra en quelque sorte faussaire et sera passible des peines pénales prévues par la LDA.